L'économie circulaire s'oppose au modèle linéaire qui extrait, produit, consomme et jette. Elle cherche à conserver la valeur des matières et des produits le plus longtemps possible, en refermant les boucles à chaque étape.
Toutes les boucles ne se valent pas. La plus efficace est celle qui évite le besoin, par la sobriété ou par la mutualisation. Vient ensuite l'allongement de la durée d'usage, réemploi, réparation, reconditionnement. Le recyclage n'arrive qu'ensuite : il conserve la matière mais perd la valeur ajoutée de la fabrication, et consomme lui-même de l'énergie. La valorisation énergétique et l'enfouissement ferment la marche.
La feuille de route nationale organise la démarche autour de l'offre des acteurs économiques, de la demande et du comportement des consommateurs, de la gestion des déchets et de l'engagement des acteurs. La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, adoptée en 2020, en a traduit une grande partie en obligations.
Interdiction de détruire les invendus non alimentaires, indice de réparabilité puis indice de durabilité sur plusieurs catégories de produits, information sur la disponibilité des pièces détachées, fonds de réparation et fonds de réemploi financés par les filières, extension de la responsabilité élargie du producteur à de nouveaux secteurs dont le bâtiment, le textile et les jouets.